Reportage au cœur du siège social de la Banque Populaire Atlantique, un an après son installation dans son nouvel immeuble de la porte d’Ar Mor. Un ensemble immobilier "phare" de 15.000 m² conçu par l’entreprise comme "l’affirmation d’une présence durable à Nantes".
"Ce déménagement fut une aventure humaine et technique formidable, et nous en tirons un bilan franchement positif". De son bureau spacieux et clair, dominant le périphérique nantais, Eric Le Rest, directeur Prestations clientèles de la Banque Populaire, et cheville ouvrière de l'opération d'aménagement du siège de la banque dans ses nouveaux locaux herblinois peut s'avouer heureux. Un an après l'inauguration de son vaisseau de verre et d'acier, la Banque vient de réaliser auprès de ses salariés une enquête interne qui atteste de la satisfaction des usagers de l'immeuble : 96,3% des salariés s'y déclarent en effet satisfaits de leurs nouveaux locaux. L'immeuble obtient la note globale enviable de 15,8/20, décernée par ses occupants.
Un projet d'entreprise
"Bien plus qu'une opération immobilière classique, nous devions en fait mener à bien un véritable projet engageant l'entreprise dans sa globalité, précise Yves Gevin, directeur général de la BPA. La nécessité de nouveaux locaux s'imposait, suite à la fusion de deux caisses locales en un nouvel ensemble. Nos équipes, disséminées sur des sites saturés, devaient être regroupées, afin de mieux travailler ensemble .
Au cabinet d'architectes nantais DMT, nous avions fixé un cadre de travail sous forme de triptyque : convivialité - transversalité - transparence. A lui ensuite d'imaginer un immeuble en accord avec notre positionnement de banque régionale, ambitieuse, mais ancrée dans le mouvement coopératif : nous souhaitions un résultat qui ne soit ni chiche, ni dispendieux, avec un objectif de maîtrise parfaite des coûts (1500 € HT le m² de SHON). ... Et ce budget initial, nous l'avons tenu, à 1% près."
Le chantier a été mené en un temps record, entre la pose de la première pierre en en décembre 2003, et l'inauguration des locaux en mars 2005, grâce à la mobilisation d'entreprises issues à 80% de la région.
Un résultat architectural impressionnant
Et le résultat impressionne : passé un vaste hall au sol pavé de dalles issues de pierres produites dans les 5 départements de compétence de la banque, on accède, par un jeu de passerelles translucides colorées, à des espaces de travail vastes et lumineux, constitués pour les 2/3 de petits plateaux paysagés, et pour 1/3 de bureaux individuels bénéficiant de l'éclairage naturel et de parois vitrées sur l'intérieur du bâtiment.
Les salles de réunion - baptisées du nom de personnalités locales (Clemenceau, Jules Verne, Jacqueline Auriol...)- font une large part aux bois clairs. Un amphithéâtre de 300 places, à l'acoustique exceptionnelle, permet d'accueillir événements d'entreprises comme réunions organisées par les clients de la banque. Ca et là, aux principaux points névralgiques, une œuvre picturale ou une sculpture (Chaissac, Laboureur, Martin-Barré, Parressant...) vient rappeler que "Nantes compte des artistes de portée internationale en matière d'art moderne et contemporain".
A l'extérieur, le bâtiment social en pierres, bois, verre et acier, accueille un restaurant d'entreprise au design contemporain, doté de cuisines ultra-modernes.
Un immeuble à la pointe de l'innovation
Volonté d'incarnation de la culture d'entreprise, ambition architecturale, les promoteurs d'YRIS - nom imaginé pour l'immeuble par un salarié, à l'issue d'un concours interne - ont également tenu à inscrire leur démarche dans une logique de développement durable : l'ensemble répond aux 14 cibles du référentiel HQE (Haute Qualité Environnementale). Et, après avoir réussi la mue de leur entreprise, ses dirigeants vous avouent être particulièrement fiers de la façade à "double peau" de leur bâtiment. Solution originale, et réalisée pour la première fois au monde sur l'ensemble de la façade, grâce à la forme ovoïde de l'immeuble, cette double peau de verre oppose un écran acoustique aux bruits du périphérique, crée une lame d'air thermique régulant la température intérieure, et assure un éclairage naturel maximum.
Une banque au cœur du dynamisme économique localAinsi protégée, la BPA voit l'avenir avec confiance. "Nous sommes présents, à un titre ou un autre, dans les 2/3 des entreprises régionales, indique Eric Le Rest. Essentiellement des PME-PMI, des commerçants et artisans, mais également des grands comptes. Et nous sommes particulièrement confiants sur l'avenir du bassin économique local. Vous savez, le meilleur indicateur du dynamisme d'un territoire, ce sont les grues qui se détachent dans le ciel, poursuit le dirigeant, en se retournant vers sa fenêtre panoramique. Depuis que nous sommes installés ici, nous avons vu pousser les grues comme des champignons, indique-t-il, en pointant dans la direction du chantier du futur Zénith". Un phénomène qui n'est pas près de s'arrêter, puisque très prochainement, c'est le parc tertiaire Ar Mor qui sortira de terre.
Parfait achèvementEn quittant les locaux de la direction de l'établissement, on croise un groupe d'hommes qui remplissent scrupuleusement des fiches. Renseignements pris, il s'agit de la commission effectuant la visite réglementaire dite "de parfait achèvement", qui se doit d'avoir lieu un an après la livraison d'un immeuble. L'atmosphère semble détendue, les membres du groupe ont le sourire. On comprend pourquoi.