Deux récentes études, publiées par les cabinets KPMG et Ernst & Young donnent la mesure du décalage que Nantes doit réduire entre son positionnement, objectivement favorable à l’investissement international, et la réalité constatée des implantations réalisées par des entreprises étrangères sur le territoire.
Ainsi, si Nantes apparaît, à la lecture de l'étude Choix comparatifs de KPMG publiée en avril 2006, comme la métropole européenne de 500 000 à 1,5 million d'habitants la plus concurrentielle en termes de coût d'implantation d'entreprises, et si cette première place devient même mondiale lorsque l'on prend en compte le seul secteur de la R&D dans les Biotechnologies, le « baromètre de l'attractivité du site France » réalisé par Ernst & Young en juin confirme les chiffres avancées par l'Agence Française des Investissements Internationaux, qui placent les Pays de la Loire et sa métropole dans le « ventre mou » des régions françaises pour les investissements étrangers.
En somme, si pour le développement de l'innovation au plan local, « small » peut paraître « beautifull », la nécessaire captation d'investisseurs internationaux passe par une meilleure visibilité et une plus grande notoriété des compétences du territoire en matière d'innovation industrielle.
Des projets structurants pour affronter les nouveaux défis industrielsPour relever le défi, les acteurs locaux ont fait le double choix du pragmatisme et de l'ambition. Nantes Métropole s'est adjoint les compétences d'une équipe de scientifiques de haut niveau qui, au sein du Conseil de la Science, conseillent les élus dans leurs prises de décisions et éclairent sur les choix à réaliser.
L'action mise en œuvre passe en premier lieu par une poursuite des investissements publics massifs engagés ces dernières années dans le domaine des infrastructures de recherche, et trouve sa traduction la plus forte dans la construction engagée d'un cyclotron, qui permettra aux équipes de recherche nantaises de donner leur pleine mesure, notamment dans le domaine de la santé.
Cette politique de grands équipements s'accompagne d'une volonté permanente d'accompagner les équipes de recherche nantaise dans l'établissement et le développement de leurs alliances technologiques internationales, comme c'est le cas entre Atlanpole et l'Université de Heidelberg, dans le cadre d'un partenariat très actif dans le domaine des biotechnologies.
Elle se double d'un effort particulier en matière de développement de pôles de compétitivité à forte dominance technologique, qui associent autant que possible et nécessaire des acteurs industriels de secteurs d'activité différents autour de questionnements communs portant sur l'innovation technologique.
EMC², dédié aux matériaux et ensembles métalliques complexes,
Atlantique Biothérapies, piloté par Atlanpole,
Génie Civil, regroupant 40% des moyens français de recherche publique du secteur, sont autant de pôles de compétitivité où se joue une partie de l'avenir de l'économie nantaise.