Valérie Donal, Responsable de Techno'Campus
Valérie Donal
Arrivée à Nantes à l’été 2005, pour être responsable de Techno’Campus, Valérie Donal et sa famille n’envisageaient pas leur avenir à Paris. Après un an de vie à Nantes, elle ne regrette vraiment pas son choix car les opportunités sont nombreuses. La ville est même beaucoup plus grande qu’il n’y paraît…
Difficile de se projeter à ParisL'arrivée à Nantes a d'abord été motivée par un projet professionnel. Depuis quelques années déjà, le laboratoire CCR installé à Suresnes travaillait sur des connexions possibles avec l'ouest de la France.
Lorsque le choix de créer Techno'Campus à Nantes s'est concrétisé, l'intérêt de Valérie Donal a été immédiat :
"On sentait une mobilisation très forte d'Airbus, des laboratoires locaux et du monde universitaire. L'avenir semblait très porteur."Professionnellement, Valérie Donal est depuis 14 ans à Suresnes et même si elle a occupé de nombreux postes, elle ressent la volonté de changer d'environnement.
Un autre élément déclencheur de la mobilité est la vie familiale :
"Avec trois enfants, l'envie d'avoir une maison, l'obligation de déplacements plus longs pour aller au travail... Nous n'arrivions pas à nous projeter facilement en région parisienne. De plus, mon conjoint travaillait déjà la moitié de la semaine à Rennes. La mobilité finalement ne concernait que mon poste."Mobile, volontaire, la maturation du projet a été assez rapide et tout est allé très vite : passées les premières réflexions fin novembre 2004, Valérie Donal a postulé au poste de responsable de Techno'Campus en janvier 2005. Sélectionnée en février, elle est arrivée à Nantes en août 2005.
Une intégration réussie"Il était évident que nous devions être installés pour attaquer la rentrée scolaire et avoir trouvé le mode de garde du petit dernier." Dès mars, la famille commence ses recherches sur l'agglomération nantaise :
"Grâce aux sites internet, il est facile de se faire une idée de l'agglomération, de faire des pré-choix et d'avoir une idée du marché de l'immobilier. C'est par ce biais que nous avons contacté les premières agences."Ensuite, seulement, viendra le temps des déplacements pour effectuer les visites.
"Nous avons visité une vingtaine de biens, et avons acheté à la Chapelle-sur-Erdre. Nous n'avons pas rencontré de difficultés majeures sur l'ensemble de notre mobilité, même si les propositions immobilières nous ont paru insuffisantes et le coût plus élevé que ce que nous imaginions."Lorsque l'on habite loin, l'organisation des déplacements pour les visites est essentielle :
"Nous sommes venus plusieurs fois, les week-ends. D'abord seuls, hébergés chez des connaissances, nous sommes venus en voiture trouver une maison. Nous n'avions pas envie de passer par l'étape location et souhaitions trouver toute de suite une habitation qui correspondait à nos critères. La dernière fois, nous sommes venus en train avec les enfants et avons séjourné à l'hôtel en centre ville. Nous en avons profité pour visiter Nantes. Cette fois-là, nous avons loué une voiture en arrivant, pour être autonomes dans nos déplacements."Valérie Donal a jugé l'accueil très favorable, tant de la part des professionnels que des habitants :
"Les enfants ont très bien accepté ce changement majeur dans leur vie, d'autant qu'une fête de quartier était organisée peu après notre arrivée. Notre insertion a été très facile. Mais la difficulté majeure a été de trouver une baby-sitter pour garder les enfants le soir après l'école. En région parisienne, il existe beaucoup d'associations ou agences qui se chargent de mettre en relation familles et baby-sitters. De plus, j'ai eu l'impression que le mode de garde à domicile était moins développé sur Nantes et surtout ses alentours. Enfin, en octobre, le problème était résolu.""Une ville vivante avec des magasins fermés le dimanche""La vie à Nantes répond vraiment à nos attentes. Nous recherchions un cadre de vie agréable où nous pourrions au quotidien profiter de l'extérieur : jardin, opportunités de promenades, cadre vert... Nous avons même mis du temps pour découvrir toute la ville !"Là aussi, le constat réalisé par Valérie Donal ne laisse transparaître aucun regret de la vie parisienne :
"Se déplacer à Nantes n'est pas aussi difficile qu'on nous l'avait dit. Le tramway est un mode de transport vraiment agréable, et même si je ne vais "en ville" que le samedi - je travaille à côté du Petit-Port, à l'Ecole centrale - il y a toujours des places pour se garer. Nantes est une ville vivante, riche d'opportunités mais nous n'en profitons pas vraiment car nos enfants sont encore jeunes. Nous avons malgré tout découvert de bons restaurants. La seule chose qui nous a surpris en tant que parisiens à notre arrivée a été la fermeture des magasins le dimanche, et finalement on s'y fait très bien."Cela fait à peine un an que la famille est installée dans l'agglomération nantaise et elle n'a pas pour l'instant pris le temps de sillonner la région. La prise de repères et la richesse du cadre de vie immédiat remplit parfaitement les fins de semaine.
"Les compétences locales sont vraiment à la hauteur"Le choix de venir à Nantes n'incombe qu'à Valérie Donal. Le challenge professionnel l'a motivée, et quelques mois après sa prise de poste, elle n'est pas déçue.
"Ce que je ressentais avant le départ s'est confirmé : tout se passe bien, dans un esprit positif. Les compétences locales sont vraiment à la hauteur et les gens ont envie de travailler. Les axes de recherche sont très pointus : mise en œuvre des matériaux, mécanique... La recherche est très liée à EMC2, et lorsque l'équipe de cinq personnes ne trouve pas la compétence nécessaire à un projet localement, elle passe une alliance avec un laboratoire extérieur. Mais cela est très rare car la volonté forte des partenaires nantais et le vivier riche de compétences ne font pas apparaître de manques."Cette première année est donc très positive à tous les points de vue et la famille se projette dans le futur en pensant, enfin, à sortir de la ville. Les balades sur la côte, la découverte des vignobles : Nantes n'est pas Paris mais il y a tant de choses à faire...