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L'actualité économique retenue par l'agence


Quand Nantes se place en deuxième position des villes françaises les plus accueillantes pour les entreprises, bénéficie de vents porteurs pour l’aéroport, s’inquiète pour Airbus et soutient très fort les biotechnologies, l’actualité de la rentrée est dense, très dense.

Quelles sont les villes les plus accueillantes pour les entrepreneurs ?
Dans son numéro d'octobre 2006, le magazine L'Entreprise répond à cette question en publiant les résultats de l'étude menée avec Coface. Parmi 100 agglomérations passées au crible, selon les principaux facteurs de vitalité économique (fiscalité locale, population étudiante, niveau de loyers, d'infrastructures, pôles de compétitivité...) Nantes, dans la catégorie des villes de plus de 500 000 habitants, obtient la deuxième place derrière Lyon.

Evoquant dans un zoom consacré à la capitale du Grand Ouest « la nouvelle ambition » nantaise, le magazine constate que « Nantes est aussi la ville des entreprises ». Selon L'Entreprise, Nantes a su faire évoluer son offre et son image pour attirer les entrepreneurs : « Souvent primée pour son cadre de vie, ses transports en commun ou ses événements culturels, elle l'était peu jusqu'à présent pour son attractivité économique.» Passée « devant Toulouse » au classement, « désignée par le cabinet KPMG comme la ville européenne de plus 500 000 habitants la plus attractive » Nantes affiche « sa bonne santé ».

A son crédit, l'étude démontre par exemple que « l'immobilier d'entreprise reste plutôt bon marché (50 euros le mètre carré en zone industrielle et 150 euros le mètre carré de bureau). » Que « la fiscalité locale s'inscrit dans la moyenne (...), que la ville offre l'avantage d'être à deux heures de Paris en TGV tout en disposant d'un aéroport qui dessert près de 190 destinations internationales (...) ».

L'aéroport bat des records
Un aéroport de Nantes Atlantique qui se trouve « sur un petit nuage » à la lecture de Presse Océan (16/10). Le quotidien souligne que « l'aéroport a vu son trafic vraiment décoller depuis le début de l'année. Selon Presse Océan : « Il devrait atteindre la barre des 2,4 millions de passagers en 2006 avec des lignes régulières qui s'étoffent. »

Tous les compteurs sont au vert pour l'aéroport avec notamment « un taux de croissance pour les mois d'été qui frôle les sommets et domine les autres aéroports avec un solide 20,5 % ». François Marie, son directeur, donne son point de vue :  « C'est le résultat de notre stratégie des lignes régulières, le segment sur lequel on veut se développer ».

Une politique à laquelle souscrit pleinement Air France puisque selon Ouest France (19/10) le transporteur aérien « continue d'accompagner le développement de l'aéroport de Nantes-Atlantique. La compagnie proposera au départ de Nantes 6 % de sièges supplémentaires pour la saison hivernale (...) ».

Le titre régional qui revient sur le renforcement des lignes hexagonales (Marseille, Lille, Toulouse et Bordeaux) annonce également que « le groupe Air France-KLM envisage toujours d'ouvrir une ligne Nantes-Amsterdam, afin d'offrir aux voyageurs de l'Ouest de la France l'accès à cette très importante plate-forme de correspondances ».

Inquiétudes pour Airbus
Mais les bonnes nouvelles venues du trafic aérien ont été ternies par les déboires industriels du groupe Airbus, suite à l'annonce des retards de livraison de l'A380 et des incertitudes concernant le programme A350.

Suite aux rumeurs quant à la possible revente de certains des sites industriels de l'avionneur, c'est Ouest France (6/10) qui pose la question tant redoutée : « Airbus : l'usine de Nantes peut-elle être vendue ? »

Le quotidien résume ainsi les différents  points de vue : « Une banque d'affaires le conseille. Experts et syndicalistes répondent : attention, c'est un site stratégique pour l'avionneur européen. Cette position est d'ailleurs défendue par Bernard Boucault, préfet des Pays de la Loire, comme le souligne Ouest France (13/10) : « Le meilleur argument pour l'avenir de l'usine Airbus de Nantes, c'est sa compétence dans la durée sur les matériaux composites, qui représentent le futur de l'aéronautique. » Une expertise «à l'origine du pôle de compétitivité EMC2».

Le lendemain, le quotidien relate l'appel adressé par les collectivités au Premier ministre :  « Jacques Auxiette, Patrick Mareschal, Jean-Marc Ayrault et Joël Batteux (...) ont écrit au Premier ministre Dominique de Villepin et au président d'Airbus Louis Gallois. Les présidents des collectivités locales souhaitent les rencontrer pour leur préciser les raisons essentielles qui doivent conduire à un renforcement des établissements industriels aéronautiques d'Airbus à Nantes et Saint-Nazaire, au sein de l'entreprise Airbus ».

Les jours suivants, Ouest France toujours, informe de la création d'un comité de suivi réunissant « tout le monde dans le même avion face à la crise : industriels, élus, acteurs économiques et syndicats » afin de parler  « d'une seule voix, notamment devant Louis Gallois ou le Premier ministre ».

Une inquiétude qui monte d'un cran lorsque La Tribune (19/10) évoque la réflexion menée par l'avionneur quant à « la vente de certaines usines ». Comme l'explique le quotidien économique : « Dans le cadre du « Make or Buy », les sites français d'Airbus auraient, selon des équipementiers, un temps d'avance par rapport aux sites en Allemagne.
Pour autant, les syndicats nourrissent des inquiétudes sur deux des quatre usines en France, Nantes (Loire-Atlantique) et Méaulte (Somme), spécialisées notamment dans l'assemblage de tronçons du fuselage ». Un temps intéressé par le rachat de l'usine nantaise, Latécoère, l'équipementier aéronautique toulousain, semble, selon Ouest France (24/10), « avoir tranché : pas de reprise du site airbus de Nantes en cas de vente, mais création d'une usine à proximité. (...) Latécoère s'oriente finalement vers la construction d'une usine dans l'agglomération nantaise, dédiée aux composites ».

Une information confirmée par le quotidien régional dans son édition du 25/10. Dans un entretien, Christian Beugnet, le secrétaire général de Latécoère, confirme : « Nous n'avons absolument pas l'intention d'acquérir l'usine Airbus de Nantes. Notre projet est de créer une usine dédiée aux composites (...). Nous avons, avec l'aide de Nantes Métropole Développement, retenu un terrain de 3 hectares près de l'usine Airbus de Nantes. »

Spiruline et Arronax
Hasard ou pas du calendrier, la participation de Nantes Métropole et la Région Pays de la Loire aux salons Eurobio (biotechnologies) et HIE (ingrédients-santé), en partenariat avec une quinzaine d'entreprises locales, correspond à une actualité dense dans le domaine de la santé.

Parmi ces entreprises, Alpha Biotech, qui remet au goût du jour la spiruline, une « algue d'eau douce à l'origine, qui remonte à la nuit des temps » comme l'explique Ouest France (23/10). Son responsable, Olivier Lépine, assure même que les « Aztèques en faisaient usage ».
Les domaines d'application de la spiruline liquide, dont la société guérandaise dispose de l'exclusivité mondiale, sont nombreux : « Elles peuvent être utilisées dans le cosmétique, la diététique ou la nutraceutique. » Elles permettent également de « renforcer les défenses immunitaires » et disposent « d'un pouvoir anti-stress ».

Une bonne santé des entreprises de biotechnologies régionales confirmée par la distinction de Gilles Martin, fondateur et PDG d'Eurofins Scientific, avec le prix de « l'Entrepreneur 2006 région ouest » décerné par Ernst & Young, comme l'annonce Le Figaro (12/9).

La vitalité des « biotech » repose également sur le développement de la plate-forme de recherche nantaise qui prend « une place à part » dans le paysage local comme l'explique Presse Océan (11/10). Le quotidien l'annonce : « Les biotechnologies seront reines sur le futur site du CHU : 5 000 m2 leur seront consacrés. » Jean-Yves Muller, directeur du pôle biologie du CHU, explique que « ces plates-formes et ces hommes permettront « de passer de la recherche clinique à l'application thérapeutique ». Il annonce également « le lancement, prévu en 2007, d'un centre de production de biomédicaments » sur le CHU, boosté par l'émulation au sein du pôle de compétitivité Atlantic Biotherapies.

Le site du CHU qui attendait cette semaine les premiers coups de pioche pour la construction du cyclotron : « L'accélérateur à particules "le plus puissant d'Europe" qui permettra la mise au point de nouveaux traitements, à partir de 2008 » comme l'annonce Ouest France (23/10). Un équipement « de 140 tonnes (...) reclus dans une enceinte de protection en béton de près de quatre mètres d'épaisseur ».
Un système unique au monde : « C'est une révolution technologique et médicale que prépare l'équipe nantaise. Ces isotopes - atomes aux propriétés chimiques particulières - sont en effet directement injectés chez les patients pour atteindre les tumeurs cancéreuses, sans trop de dégâts collatéraux.»
Ce projet « porté par l'université de Nantes, l'Inserm et le CNRS » est baptisé Arronax comme « Accélérateur pour la recherche en radiochimie et oncologie de Nantes-Atlantique. (...) Un clin d'œil au savant Aronnax, imaginé par l'écrivain nantais Jules Verne, au côté de Nemo, dans le Nautilus ».
A Nantes, l'imagination serait-elle une tradition ?

 

 

publié le 24 octobre 2006

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