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Du far west aux phares bretons
Paul Verkerk
A 31 ans, Paul Verkerk - néerlandais - connaît bien les aléas de la mobilité géographique et professionnelle.
Entré en 1998 dans le groupe Vorwerk, il débute au siège social monde en Allemagne, vient quelques années en France, dont quatre mois a Nantes, avant de s'installer près de Los Angeles. Depuis début février, il est Nantais et co-dirige Vorwerk France.
L'attractivité nantaise au-delà des frontières
Lorsqu'il lui a été présenté l'opportunité de venir à Nantes, Paul a réfléchi. Installé à Westlake Village près de Los Angeles depuis seize mois, il serait bien resté quelques temps encore, mais le challenge professionnel l'a emporté.
Passer de Los Angeles à Nantes ? Paul ne s'est pas posé la question en ces termes. "J'habitais à Westlake Village, une petite ville à 40 kilomètres de Los Angeles. Venir à Nantes, où j'avais vécu déjà quatre mois, c'était l'assurance de vivre dans une ville attractive à tous points de vue - surtout pour que mon épouse puisse un jour y travailler".
Il est en effet primordial que chacun dans le couple puisse trouver des opportunités professionnelles dans les villes où il s'installe : c'est l'une des clés de la mobilité réussie.
Concernant son installation, Paul a fait appel aux conseils de ses collègues et a beaucoup consulté internet "moyen précieux de recherche - notamment pour la recherche immobilière, surtout lorsqu'on est en décalage horaire important". Il a trouvé que l'agglomération nantaise présentait une offre immobilière de qualité, bien que peu variée - à des prix raisonnables. La navigation sur les sites internet est en effet indispensable pour découvrir le territoire, les atouts de la ville et de la région.
"Nantes : la Bretagne et la mer"
"Nantes m'évoque la Bretagne et la mer. Ce sont mes premières impressions, lorsque j'ai entendu parler de Nantes il y a quelques années".
Paul compte visiter la région "du Mont Saint-Michel à La Rochelle. Vous avez vraiment une jolie région, et si nous, étrangers, nous trouvons que les Français exagèrent toujours lorsqu'ils parlent de la beauté de leur pays, je dois reconnaître qu'ici c'est superbe ! Les châteaux, les vignes, les paysages, la mer... c'est très intéressant car très varié. Et comparé aux Etats-Unis, les distances réduites permettent de visiter énormément de choses. En sept heures de route, de Nantes, vous êtes dans les Pyrénées ou en Espagne. Aux Etats-Unis, j'allais à San Francisco". Ce qui intéresse Paul, c'est aussi la capacité à sortir vite « au vert » d'une agglomération pourtant « déjà très verte ».
Nantes c'est aussi une offre culturelle variée et riche : Paul le sait, même s'il n'a pas encore eu l'occasion de beaucoup sortir. Pour le moment, il (re)découvre la ville en flânant. Il apprécie particulièrement « le très beau centre-ville avec ses grandes places, le passage Pommeraye et le Château des ducs de Bretagne ». Château qu'il a hâte de découvrir - comme tous les Nantais. "Cela avait été une déception lors de mon passage à Nantes il y a deux ans que de ne pas le visiter".
La mobilité : l'opportunité d'une confrontation aux autres cultures
Paul a parcouru le monde, visité de nombreux châteaux et musées, mais la mobilité reste une source d'enrichissement. "Lorsqu'on arrive dans une nouvelle ville, voire un nouveau pays, l'on est confronté à de nouvelles cultures desquelles on prend le meilleur". Ainsi, leur mode de vie s'enrichit, évolue au fil des étapes. De culture nordique, où les dîners se prennent tôt, le couple est passé à un dîner plus tardif, accompagné d'un verre de bon vin...
Tout n'est pas parfait pour autant : l'éloignement provisoire de sa conjointe, le désavantage de reconstruire un réseau social et amical à chaque fois pèse au passif de la mobilité.
Le vrai espoir de Paul est de rester suffisamment longtemps à Nantes pour y faire sa vie et se sentir chez lui, à Nantes, en Bretagne.
publié le 12 février 2007
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