Vivier de talents pour les entreprises
Chaque année, 51 000 étudiants sont formés sur les bancs des amphis métropolitains. Le pôle d’enseignement supérieur de Nantes Métropole est largement reconnu pour la diversité et la qualité de son offre de formations. Des arguments qui sont très souvent avancés par les entreprises locales ou en phase d’implantation pour qui les problématiques de recrutement et de gestion des compétences deviennent un enjeu majeur.
Face au renouvellement générationnel et à la pénurie de compétences dans certains secteurs d'activités, les entreprises doivent développer de nouvelles stratégies pour attirer et conserver les talents au sein de leur organisation. L'attractivité reconnue de Nantes Métropole participe largement à attirer de nouveaux collaborateurs. Les entreprises qui s'installent dans la région le savent et vantent largement la qualité de vie nantaise. Mais c'est bien la qualité de l'offre de formation qui est avancée en premier par les dirigeants d'entreprises, qu'ils soient locaux ou en phase d'implantation, comme élément déterminant pour assurer leur politique de recrutement.
Sur Nantes Métropole, les entreprises peuvent en effet s'appuyer sur un pôle majeur d'enseignement supérieur garantissant un réservoir de compétences reconnu. 51 000 étudiants dont près de 4 000 élèves ingénieurs se forment chaque année sur les bancs des amphis de l'Université ou dans les nombreuses écoles publiques ou privées présentes sur le territoire.
L'Université de Nantes : « notre pluridisciplinarité est une force »L'Université de Nantes accueille cette année près de 34 000 étudiants en formation initiale, 12 000 stagiaires en formation continue dont 7 000 à l'Université permanente. Pour Yves Lecointe, son président,
« la force de l'Université de Nantes réside dans sa pluridisciplinarité ». Avec 28 licences, 37 licences professionnelles, 16 spécialités d'IUT et 35 mentions de masters, le choix des formations est très vaste. L'Université de Nantes entend ancrer davantage les formations qu'elle dispense dans les filières d'excellence de l'économie locale. A titre d'exemple, une nouvelle licence professionnelle « Responsable ressources alimentaires » a été créée à la rentrée 2008 en partenariat avec des industriels. Son objectif est d'être au plus près de la demande des acteurs économiques du secteur très présents sur le Grand Ouest. Une formation diplômante, axée sur l'acquisition de compétences théoriques et pratiques et préparant à un véritable métier. Un tiers des enseignements est en effet assuré par des professionnels du secteur agroalimentaire.
Cette volonté de proposer des formations en phase avec les évolutions de la société et l'économie locale, et le développement de nouveaux partenariats avec le monde économique sont deux axes sur lesquels les responsables de l'Université souhaitent s'appuyer dans les années à venir. Ils prennent d'ailleurs tout leur sens dans l'offre de formation continue de l'Université de Nantes qui se place au troisième rang des universités françaises sur cette activité. Chaque année, plus de 12 000 stagiaires s'engagent dans des cycles diplômants ou qualifiants afin d'acquérir ou de développer une qualification et de valoriser leur expérience professionnelle. Commerce international, management, gestion et comptabilité, langues étrangères ou informatique, la palette proposée est assez large et souple pour s'adapter aux contraintes et aux ambitions des stagiaires.
L'Université de Nantes entend également jouer sa carte sur le plan international. L'internationalisation des formations permet un meilleur accueil des 3 500 étudiants étrangers chaque année et encourage la mobilité de plus de 1 000 étudiants nantais qui décident de réaliser des formations dans des universités étrangères. L'Université de Nantes développe également de nombreux partenariats avec d'autres universités ou des établissements d'enseignement ou de recherche. Elle entretient ainsi plus de 330 relations partenariales dans le monde.
Des grandes écoles reconnuesNantes Métropole compte une vingtaine de grandes écoles et écoles professionnelles qui regroupent au total environ 13 000 étudiants. En tête des écoles nantaises, Audencia, l'Ecole de management, affiche un beau palmarès au niveau international. Pour preuve, le dernier classement mondial des MBA organisé par The Economist qui ne compte qu'un trio de Grandes Ecoles françaises - HEC, Audencia Nantes et EM Lyon - parmi les 100 institutions classées. Audencia gagne neuf places par rapport à l'année précédente et occupe le 69ème rang mondial. Au niveau européen, The Economist classe le MBA de l'école nantaise en 28ème position. Déjà en 2007, le Financial Times avait souligné l'excellence de l'enseignement de l'école nantaise en classant Audencia à la 8ème place européenne des Masters en management. Avec 12 programmes de formation en management généralistes ou spécialisés, Audencia forme chaque année plus de 2 200 étudiants et reste une des rares écoles à posséder les trois accréditations internationales (EQUIS, AACSB, Association of MBAs).
L'excellence de la formation nantaise passe également par les cinq principales écoles d'ingénieurs nantaises que sont l'Ecole des Mines (600 étudiants), l'ENITIAA (450 étudiants), Polytech'(1 080 étudiants), l'Ecole Centrale (1 400 étudiants) et l'ICAM (300 étudiants). Ces grandes écoles ont pour principale ambition de former de futurs ingénieurs généralistes ou spécialisés dans les domaines de l'informatique, la mécanique ou l'agroalimentaire. Les écoles professionnelles nantaises jouissent également d'une bonne réputation. Sciences Com', l'Ecole d'Architecture, l'Ecole Supérieure du Bois, l'Ecole de design, l'Ecole Nationale Vétérinaire ou encore l'Ecole des Beaux Arts délivrent des diplômes reconnus et établissent de nouveaux partenariats avec l'Université de Nantes et les autres établissements. A titre d'exemple, l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes renforce pour cette nouvelle rentrée ses partenariats avec les autres établissements nantais. Elle vient en effet de créer en partenariat avec l'Ecole Centrale un double cursus Architecte - Ingénieur permettant aux étudiants de suivre l'enseignement des deux établissements et d'obtenir un double diplôme. Pour Philippe Bataille, directeur de l'Ecole d'Architecture,
« cette double compétence est demandée par les entreprises et les cabinets. Elle permettra également aux étudiants d'élargir leur domaine de compétences et de choisir leur projet professionnel ». Autre illustration de coopération, en 2006, les trois écoles nantaises Audencia, Sciences Com' et l'Ecole Atlantique de Commerce ont décidé de se rapprocher sous un seul et même label « Audencia Group ». Objectif de l'opération : établir des passerelles pour les étudiants, des formations communes et s'inscrire dans une dynamique de développement international. L'actualité récente confirme également cette volonté de rapprocher les établissements : l'ENITIAA et l'Ecole Nationale Vétérinaire ne feront plus qu'une seule et même structure à l'horizon 2010. Un regroupement attendu qui permettra de rassembler les compétences dans le domaine agroalimentaire.
Une coopération renforcée avec les milieux économiquesUniversité ou grandes écoles, les établissements d'enseignement supérieur cherchent de plus en plus à initier des partenariats avec des entreprises locales ou nationales. A l'Ecole Centrale de Nantes, Jean-Jacques York, directeur des relations entreprises, développe une politique de partenariat auprès d'une trentaine d'entreprises locales ou à rayonnement national ou international. Chaque année, les élèves-ingénieurs participent ainsi à une soixantaine de projets d'études industrielles avec des entreprises.
« L'objectif pour les étudiants est de travailler sur des problématiques industrielles posées par les entreprises. Nous avons ainsi travaillé pour des grands comptes industriels comme DCNS ou Véolia, des groupes régionaux comme Système U ou Manitou mais également pour des artisans, architectes ou designers. Un projet a même concerné la Scène de musique actuelle de l'Olympic ». Les partenariats avec les entreprises portent également sur la valorisation des métiers d'ingénieur, l'organisation de conférences thématiques, le partage d'expériences, la mise en place de stages. Le directeur des relations entreprises précise également la signature récente d'un contrat de coopération avec IBM
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« l'objectif est de développer une coopération dans les domaines de l'ingénierie, du management de projets, de l'automatique et de l'informatique, du management par la qualité et de l'environnement. Cela prendra la forme de modules d'enseignement, de travaux de recherche en commun ou de thèmes de stage confiés aux élèves ingénieurs, en collaboration avec la Direction IBM Centre-Ouest et particulièrement le laboratoire IBM Logiciel de Pornichet ».
Des initiatives originales entre des entreprises locales et des établissements d'enseignement supérieur voient le jour. L'Ecole Centrale de Nantes et Audencia ont mené récemment une expérience intéressante avec DCNS pour recruter des élèves ingénieurs indiens. Pour l'ECN et Jean-Jacques York,
« l'objectif était de renforcer l'attractivité de l'école ». Du côté de l'école de management Audencia et de sa directrice Entreprises, Françoise Marcus, cette action entrait dans le cadre d'un partenariat global avec DCNS :
« nous avons signé un accord de partenariat avec DCNS il y a un peu plus d'un an portant sur le marketing et la supply chain. Des collaborateurs de l'entreprise interviennent auprès des étudiants dans nos différents programmes et les professeurs de l'école interviennent pour des actions de formation continue chez DCNS dans le domaine du marketing. En raison de son développement en Inde, l'entreprise nous a sollicités pour mener une action de recrutement d'élèves ingénieurs et managers indiens ». Partenariats pédagogiques, forums et rencontres avec des entreprises, la coopération avec les milieux économiques est prise au sérieux chez Audencia.
« Nous venons de créer un nouveau cursus ingénieur - manager en partenariat avec l'Ecole Centrale, l'Ecole Supérieure du Bois, l'ENITIAA, l'ICAM, l'Ecole des Mines et d'autres écoles en France à la demande de cinq entreprises (Accenture, Air France, BNP-Paribas, Valéo et Véolia). L'objectif est de répondre à une demande croissante de la part les entreprises pour cette double-compétence » ajoute Florence Marcus.
Chez Supinfo, l'école supérieure d'informatique, les partenariats avec les acteurs locaux du secteur des TIC sont nombreux : stages, rencontres avec des entreprises, témoignages sur des métiers de l'informatique en tension.
« Nous avons mis en place un club d'entreprise, le Supinfo Executive Club, qui compte une quarantaine d'entreprises et dont l'objectif est d'initier des collaborations et d'associer les entreprises dans la définition des formations de l'école » précise Philippe Hervé, directeur de Supinfo Nantes. L'école d'informatique organise également des partenariats pédagogiques avec des éditeurs, constructeurs, et SSII pour proposer aux étudiants de travailler sur des projets concrets. Cette année, des entreprises comme Atos Origin ou encore Ippon Technology ont pu bénéficier du travail des futurs ingénieurs informaticiens.
Transversalité des enseignements, création de passerelles et double diplômes, renforcement des partenariats, les établissements d'enseignement supérieur nantais s'engagent dans une nouvelle voie afin de répondre aux attentes des entreprises et de renforcer l'attractivité de la métropole.