Le vélo danois made in Nantes
C’est à Nantes que la marque de vélos triporteurs Nihola, bien connue au Danemark, fait son entrée sur le marché français. Grâce à Aymeric Dargnies et son associé français basé à Copenhague, qui ont obtenu une licence exclusive de fabrication et distribution auprès du fondateur de la marque, entreprises et particuliers peuvent désormais se déplacer sur un triporteur danois fabriqué à Nantes.
A l'origine de Nihola, un concours « à la danoise » : inventer un vélo permettant de transporter deux enfants et une caisse de bière ! Niels Holme Larsen, ingénieur dans une entreprise de mécanique, relève le défi et remporte le concours en concevant un triporteur simple et robuste. Aujourd'hui,
Nihola occupe une place de leader sur le marché des triporteurs au Danemark, avec 1500 pièces vendues par an.
Dans ce pays de 6 millions d'habitants, et en particulier à Copenhague, le triporteur est très utilisé pour les petits déplacements : faire ses courses, emmener ses enfants à l'école... Un modèle qui a séduit Aymeric Dargnies et son associé expatrié à Copenhague. Ces jeunes pères de famille et entrepreneurs décident de reproduire le concept Nihola en France. "
Nous avons obtenu l'accord de Niels Holme Larsen à la condition d'être autonomes sur la fabrication ", raconte Aymeric Dargnies.
Après une formation dans les ateliers danois, il se met en quête du meilleur endroit pour installer Nihola en France. "
Nantes s'impose rapidement, grâce à une combinaison de raison personnelles et professionnelles ". Attiré par l'image de la ville et par la proximité de la mer, ce passionné de bateau y trouve en plus
les atouts nécessaires au développement de son entreprise :
" dynamisme économique, accessibilité, et présence dans la région de nombreux sous-traitants potentiels ".
Objectif : 60 % de production localeSi les cadres des vélos sont aujourd'hui fabriqués au Danemark, l'objectif est de les produire à terme dans la région. Fabrication de pièces métalliques et plastiques, usinage, thermoformage, peinture industrielle...
l'ensemble des compétences nécessaires à la fabrication du vélo sont présentes sur la région nantaise. Une collaboration est déjà en cours avec plusieurs entreprises :
SFCMM pour les tubes,
Presqu'ile 3D pour les rotules de direction,
Stival pour la découpe numérique des tôles,
Saric pour le thermoformage de pièces plastiques,
Sunclear pour les plaques d'habillage,
SPI pour la peinture, etc. Une coopération qui s'engage bien.
"
L'intérêt témoigné par ces entreprises, alors que nous représentons, au démarrage, des petits volumes, me conforte dans mon choix ", se réjouit Aymeric Dargnies.
Créée en novembre 2008, Nihola France a vendu 100 vélos la première année. Contrairement au Danemark où la clientèle est à 90 % constituée de particuliers, Nihola France vise davantage
les entreprises et les collectivités. Pour s'adapter à ce marché, Nihola France propose des triporteurs personnalisés
aux couleurs de l'entreprise et des modèles avec
assistance électrique, un atout pas négligeable quand on sait que le triporteur peut transporter jusqu'à 100 kg de charge.
Ses premiers clients : une société de coursiers à Paris, une association qui effectue le nettoyage de centres-villes dans le nord, un projet en cours avec Center Parcs et aussi Nantes Métropole à qui Nihola a loué 8 vélos pendant la semaine de la mobilité en septembre dernier. La société vend en direct pour les flottes d'entreprises et passe par un réseau d'une trentaine de revendeurs pour diffuser auprès des particuliers, tel Urban Cycle à Nantes. Autre cible en plein développement : les
loueurs de vélos, notamment sur les îles comme l'Ile de Ré ou l'Ile d'Yeu, et sur les grands sites touristiques.
L'objectif de Nihola France est d'atteindre les 500 vélos en 2010. C'est peut-être
l'origine danoise de Nihola qui contribuera à faire connaître plus largement le triporteur en France
" la princesse Marie du Danemark l'utilise quotidiennement, confie Aymeric Dargnies, qui sait si elle ne se retrouvera pas en photo dans un magazine people en train de rouler « en Nihola » ! ".