La singularité nantaise
Nantes, à la différence de nombreuses villes françaises ou européennes, n'est pas réductible à un élément géographique, un accent, un monument ou un emblème économique.
L'équilibre - qualificatif qui est si souvent associé au territoire- n'est pas ici un vain mot : c'est une marque de fabrique, que l'on aurait tort d'assimiler à une absence de caractère ou d'ambition.
La ville de Jules Verne, qui fut aussi celle de Laënnec, de Nicolas Appert, des surréalistes ou de Jacques Demy a réappris à inventer et à innover.
Au travers de ses entreprises - Eurofins, Airbus - de ses centres de recherche, de ses acteurs culturels, de ses projets -urbanistiques, logistiques, de gestion des déplacements-, elle pratique l'expérimentation permanente.
Et cette dynamique, à en juger par les courbes démographiques et les implantations d'entreprises, est contagieuse.
La métropole qui se construit ici est en mouvement perpétuel : si le tempérament des femmes et des hommes de l'Ouest fait que chaque projet est pensé, muri et longuement réfléchi, rien n'y est jamais inscrit dans le marbre, et les leçons de l'expérience sont régulièrement traduites en ajustements et en inflexions.
Cet amalgame réussi entre programmation et pragmatisme n'est-il pas la clé du succès de toutes les entreprises humaines ?