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L'offre d'accueil des entreprises


250 hectares nouveaux pour les parcs d'activités et 400 000 m2 de bureaux supplémentaires : l'offre de Nantes Métropole pour l'accueil des entreprises connaît une progression sensible qui doit se poursuivre jusqu'en 2015...
« Victime » de son attractivité économique et confrontée à la raréfaction du foncier, comme la plupart des grandes villes françaises, l'agglomération nantaise met les bouchées doubles pour répondre à une forte demande des entreprises locales comme extérieures au territoire.

En 2003, deux ans après la création de la communauté urbaine, 20 sites d'activités représentant une superficie de 600 hectares avaient déjà été transférés à Nantes Métropole par les communes propriétaires des zones concernées. Dans la foulée, il a été décidé de lancer les études en vue de la réalisation de 10 nouveaux parcs d'activités développant une offre globale de 450 hectares, dont 230 correspondant à une première tranche opérationnelle sur la période 2005-2010.

Un schéma directeur pour une offre diversifiée

« C'est sur la base d'une étude conduite par la société Algoé que nous avons défini en 2005 un schéma directeur de développement des parcs d'activités destiné à renouveler notre offre économique, en distinguant notamment les sites d'intérêt d'agglomération et ceux répondant à des besoins de proximité » explique Jean-Pierre Dalens, directeur des entreprises de Nantes Métropole.

Au-delà de sa dimension quantitative, le renforcement de l'offre vise un triple objectif : proposer aux entreprises des « produits » répondant à des besoins différents selon la nature des activités (industrie, services et activités technologiques), s'appuyer sur la dynamique des pôles de compétences existants ou émergents et répartir géographiquement l'offre afin de garantir un équilibre global sur l'ensemble de l'agglomération. «Nous intégrons dans chaque opération une offre spécifiquement dédiée à l'artisanat avec des lots de surface plus réduite » précise Jean-Pierre Dalens. Deux villages d'artisans sont ainsi programmés sur le parc des Coteaux de Grandlieu à Bouaye et sur le secteur de Pôle Sud à Vertou ; d'autres réalisations sont envisagées sur les sites de Maison Neuve à Sainte-Luce, de la Verdière à Mauves ou d'Océane Nord à Rezé. Ils proposeront des surfaces mixtes d'ateliers-bureaux en location ou en accession à destination des TPE et des petites PME.
La production de 250 nouveaux hectares, de 400 000 m2 de bureaux, répartis à parts égales entre la périphérie et le centre de Nantes, le développement de deux parcs technologiques dédiés aux TIC et aux biotechnologies ainsi que la requalification de sites industriels anciens vont donc s'échelonner d'ici 2015.

Cinq pôles majeurs sur l'agglomération

« Pour l'heure, poursuit Jean-Pierre Dalens, le rythme de production envisagé au départ (20 ha et 40 000 m2 de bureaux par an) est globalement respecté même si la production de bureaux sur le pôle d'affaires Euronantes va moins vite que prévu.»

C'est ainsi que l'on voit se dessiner cinq pôles d'intérêt majeur pour le développement de l'agglomération :
Au nord-est : principalement constitué par les zones d'activité de la Haute Forêt (100 ha) et de Maison Neuve (40 ha), un pôle logistique et industriel se renforce en bordure de l'axe Nantes-Angers-Paris.

Egalement au nord-est : un pôle technologique principalement dédié aux TIC réparti entre la Chantrerie et la Fleuriaye (65 ha chacun), à proximité des grandes écoles et des laboratoires de recherche spécialisés, dont l'ambition est de devenir le site de référence nantais du pôle de compétitivité Images & Réseaux.

A l'ouest : un pôle industriel formé principalement des parcs d'activités de la Lorie (70 ha) et des Hauts de Couëron (80 ha) ainsi que le parc tertiaire Ar Mor - Zénith d'une capacité d'accueil de 100 000 m2 de bureaux.

Au sud : le parc d'activités bipolaire Océane, qui se développe au nord principalement sur la commune de Rezé et au sud sur Les Sorinières, et dont la vocation mixte est d'accueillir des PME-PMI et des activités artisanales pour une part, un pôle auto-moto et un pôle de loisirs et de services d'autre part.

Egalement dans le sud de l'agglomération est prévu à Bouguenais, sur le site de la Croix Rouge, la création d'un pôle d'activités dédié à la filière composites, en vue de permettre notamment l'accueil de sous-traitants d'Airbus et le développement d'équipements partagés et de plateformes collaboratives entre recherche et industrie, tels que le Technocampus en cours de construction, sur les thématiques du pôle de compétitivité EMC2 .

Aménagement des zones : comment ça marche ? 

Pour chaque site, Nantes Métropole réalise les études et met en œuvre les procédures préalables puis désigne un aménageur et conclut avec lui une convention de concession d'aménagement comportant un bilan prévisionnel d'opération.
Il s'agit en général d'une société d'économie mixte (Nantes Aménagement, Loire Océan Développement, SELA, Samoa) qui acquiert les terrains, réalise les travaux d'équipement et commercialise les lots aux entreprises avec l'appui des pôles de proximité de Nantes Métropole et de Nantes Métropole Développement, après agrément des projets par Nantes Métropole.
Au centre : le pôle d'affaires Euronantes, qui s'appuie sur les démarches de renouvellement urbain en cours sur l'île de Nantes, le secteur Gare Sud et le quartier du Champ de Mars pour proposer une offre qualifiée de 500 000 m2 de bureaux dont 200 000 m2 nouveaux à produire d'ici à 2015.

En complément de ces cinq pôles, Nantes Métropole a initié la réalisation de deux sites orientés vers l'accueil des biotechnologies : Bio Ouest - Ile de Nantes en accompagnement du développement des fonctions hospitalières (IRT 1 et 2) et Bio Ouest - Laënnec à Saint-Herblain , qui se renforcent dans le sillage du pôle de compétitivité Atlantic Biotherapies.

Un troisième site axé sur la qualité et la sécurité alimentaires est en cours de développement sur le site nantais de la Géraudière autour de l'INRA et de l'ENITIAA.

Le site de la Vertonne expérimente

Le renouvellement de l'offre procède aussi du retraitement de parcs industriels anciens dont l'objectif est d'assurer la pérennité de l'activité industrielle sur l'agglomération nantaise en favorisant une meilleure intégration urbaine de cette activité, principalement par la mise en œuvre d'un système de management environnemental des parcs d'activité.

Une première expérimentation est en cours sur le parc industriel de la Vertonne, situé sur la commune de Vertou, au sud de l'agglomération. Sur la base d'un diagnostic réalisé en 2005, une coopération entre tous les acteurs locaux visant à remettre à niveau cette zone vieillissante et à construire une démarche de management environnemental a conduit à l'élaboration d'un premier programme d'actions. « Ce site test a été choisi car son tissu économique est très diversifié et que l'on y trouve de l'habitat. L'idée est de mettre en place les méthodes et outils qui seront déclinés ensuite sur l'ensemble des zones d'activités industrielles anciennes confrontées à une exigence de requalification»  explique Erwan Garnier, chargé de développement économique au pôle du Vignoble.

Des actions à décliner

Pilotés par le pôle du Vignoble, cinq groupes de travail associant services de Nantes Métropole, élus de la Ville de Vertou, représentants de l'Etat et 15 chefs d'entreprises issus du Réseau des entreprises vertaviennes collaborent au sein de groupes de travail sur cinq thématiques : animation de la zone, urbanisme et architecture, risques industriels, déchets et eau. Parmi les actions définies « les premiers travaux ont porté sur l'amélioration de la signalétique et de la voirie, l'intégration des enseignes au bâti ou des zones de stockage, la réalisation d'un livret d'accueil destiné aux nouvelles entreprises est en projet » précise Erwan Garnier.

Cette nouvelle approche qui s'accompagne d'une concertation impliquant les entreprises, les élus locaux et les habitants est amenée à se généraliser dans le développement des nouveaux parcs d'activités. Ainsi, une réflexion est menée en amont avec les entreprises concernées, en général structurées sous la forme de clubs, pour définir les principes d'accès à la zone, d'aménagement des espaces publics, de traitement des déchets, de gestion de l'énergie... 

L'acronyme ZAC, Zone d'Aménagement Concerté, n'aura peut-être jamais aussi bien porté son nom...

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